Mes livres

Passionné depuis toujours par Stevenson, je lui ai consacré en 2013 une sorte de biographie, une biographie à la première personne ; j’ai pensé que ce serait une façon vivante de rentrer dans l’univers du génial Écossais, pour le public de jeunes lecteurs auquel s’adressait le livre.

Un siècle et demi plus tard, ce qu’écrit RLS est toujours au coeur de nos interrogations :

 » Je ne voyage pas pour aller quelque part, mais pour voyager ; je voyage pour le plaisir du voyage. L’essentiel est de bouger ; d’éprouver un peu plus les nécessités et les aléas de la vie. De quitter le lit douillet de la civilisation et de sentir sous ses pas le granit terrestre avec, par endroits, le coupant du silex. »

Ayant toujours aimé lire des biographies, j’ai eu envie de créer à destination des ados une collection intitulée « Mon cher », mêlant de petites fictions à une grande lettre adressée à une icône de la musique, de la peinture, de la littérature.

Les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo m’ont poussé à choisir Voltaire comme premier personnage, d’autant plus que j’avais un lien avec ce cauchemar : en 1980, pour ma première émission de télévision, je chante deux chansons dans l’émission de Dorothée, et qui à côté de moi dessine en direct en écoutant ? Cabu, le gentil Cabu. Assassiné avec ses copains.

Voltaire comme un rempart contre l’intolérance.

Mon seul (petit) roman à ce jour, où il est question d’une guitare et d’un grand-père facétieux. Où il est question de la magie d’une mélodie qui fait revivre des êtres disparus.

Apprendre à faire les barrés sur le manche d’une guitare doit bien servir à quelque chose.

À lire dès 8 ou 9 ans.

Dans la collection que j’ai créée et qui a démarré avec les poètes, je me suis intéressé aux peintres, à leur vie, j’ai voulu qu’on entende leurs voix. Se glisser dans la peau de Raphaël ou de Jérôme Bosch, leur donner la parole et, en une seule page, les pousser à se dévoiler au plus intime.

Prenant l’exemple de Magritte, j’espère qu’il aurait pu ainsi résumer sa façon d’être au monde : « Je n’ai pas aimé mon passé, ni mon avenir, je n’ai aimé que le présent. Et le mystère, même si je suis bien incapable de le définir. Et la vie, qui reste une énigme. »

Il fallait bien qu’à un certain moment je me penche sur le cas Mozart. Je connais plus Graz que Salzbourg, malgré tout j’ai des sujets de conversation avec le compositeur des Noces. Ainsi : comment être intermittent du spectacle dans la deuxième moitié du XVIIIè siècle et faire la musique dont on rêve ? Un personnage de passions, assez loin des clichés lui collant aux notes, voilà comment j’ai essayé de montrer Mozart.

9 femmes, 9 hommes, on ne peut pas m’attaquer sur ce point. Quant au choix de ces rebelles, c’est un vrai bonheur : Olympe de Gouges est fabuleuse de courage et d’opiniâtreté, Théodore Monod porté par une force calme mais redoutable. Certes, les collégiens connaissent plutôt Rosa Parks ou Mandela, mais j’ai eu beaucoup de plaisir à porter ces 18 personnages comme symboles d’une rébellion toujours d’actualité.

Ah, ce cher Léonard, je l’aime, et je ne suis pas le seul. Pendant l’écriture de ce petit bouquin, je le voyais cheminant dans les Alpes enneigées pour rejoindre le Val de Loire et François Ier, dont il était l’idole. Cheminant, sa Joconde sous le bras, vous imaginez ? On ne veut plus de moi en Italie, le roi de France me propose un château et une vie douce ? J’y vais.

Archétype de l’artiste complet, plus complexe qu’il n’y paraît, entourant d’ombres souvent une vie passionnante, c’est Léonard. 1519 – 2019, le temps ne fait rien à l’affaire.

J’ai donné la parole aux animaux, qui ont beaucoup à nous dire. Ils s’en sont donné à coeur joie, comprenez-les, ça n’arrive pas si souvent qu’ils puissent parler librement. Parfois, ce n’est pas très agréable à entendre, mais je n’ai rien retouché, juste corrigé quelques fautes d’orthographe.